L’expo « Tous vivants, tous différents », pour tout savoir sur la biodiversité

Tous vivants, Tous différents_Tigre

L’espace des Sciences accueille environ 15 000 visiteurs par mois. L’exposition « Tous vivants, tous différents », sur la biodiversité est installée dans la Salle de la Terre. Rencontre avec Christelle Massol, Chargée des Expositions et des Médiations.

Nous avons rendez-vous à l’accueil de l’Espace des Sciences, dans le grand hall des Champs Libres. Les escaliers qui nous mènent à la Salle de la Terre, sont eux même une partie de l’exposition : sur le mur, une fresque de chimères colorées retient l’attention. Les vaches-girafes, oiseaux-plantes et poivrons-fleurs « sont là pour interpeller le visiteur, pour qu’il se demande si ce genre de créatures peut exister. Il va se poser des questions sur les différentes espèces vivantes ». C’est dans une alcôve de la salle d’exposition que nous aurons notre entretien. On entend les bruits discrets d’une animation qui a lieu un peu plus loin.

« L’homme doit seulement découvrir qu’il est solidaire de tout le reste »

Théodore Monod. Phrase lisible à l’entrée de la salle de la Terre.

L’exposition « Tous vivants, tous différents », c’est quoi ?

« Tous vivants, tous différents » est une exposition sur la biodiversité créée en 2012. Elle est ce qu’on appelle semi-permanente. C’est-à-dire qu’elle va rester installée entre 8 et 10 ans.

L’exposition est construite en 3 parties :

  • La diversité du vivant.

Cette partie est constituée de 8 manipulations qui mettent les sens en éveil. On peut toucher la fourrure, la peau ou les plumes d’un animal pour deviner son espèce. On entend des cris d’animaux, on sent le parfum du clou de girofle ou de la mousse de chêne.

  • La biodiversité est faite d’espèces.

Elle explique les questions de base sur les espèces : leur évolution, leur survie, l’équilibre des écosystèmes, la disparition de certaines espèces. Une vingtaine de jeux multimédia ou manuels sont répartis à travers la salle pour aider à comprendre ces notions.

Tous vivants, Tous différents_GrandeSalle

  • Préserver la biodiversité.

On peut écouter « les témoignages de scientifiques ou de « héros » sur la sauvegarde de la biodiversité et tester ses connaissances grâce à un quiz. » Cette partie concerne notre relation à la nature, aux différentes espèces dans notre quotidien.

De plus, dans la Salle de la Terre, il y a toujours un animateur, « il est la pour enrichir l’exposition et répondre aux questions du public. ». L’exposition est accessible dès 6 ans.

Lors de la visite que j’ai faite avant de rencontrer Christelle Massol, adultes comme enfants se prêtaient au jeu des manipulations !

Pourquoi avoir choisi le thème de la biodiversité ?

« L’exposition semi-permanente précédente était sur la géologie du massif Armoricain, nous voulions passer au vivant, à la biologie ». L’Espace des Sciences a choisi la biodiversité car c’est un thème de notre quotidien, mais on ne sait plus vraiment ce que ça veut dire. « Il y a une visée pédagogique ». De plus, 2012 a vu la création de plusieurs expositions sur la biodiversité (Musées à Paris, Bruxelles, Océanopolis).

« Nous avons pris des idées partout, pour construire notre propre exposition ».

Quel est l’objectif de l’exposition ?

« Nous n’avons pas d’objectifs de chiffres ou de nombres de visiteurs. » Le rôle de l’exposition est de présenter un état des lieux. L’objectif : donner des clés au public, lui expliquer simplement la biodiversité, d’un point de vue pédagogique. Les chiffres sont importants plutôt pour les subventionnaires, ils sont une preuve de l’utilité de leur investissement.

« Si les visiteurs sortent en ayant appris des choses, on a rempli notre mission. »

Qui a créé l’exposition ? Quelles sont les différentes étapes de production ?

La conception s’est faite à l’Espace des Sciences, avec une équipe de 7 personnes : 6 personnes sur le contenu et 1 personne sur la technique. « Pour créer une exposition, il faut tout d’abord définir un thème. Ensuite, on dégrossi le sujet pour mettre en place un programme. Il faut après réfléchir au format des manipulations, puis créer et rassembler le contenu (textes, vidéos, photos, expérience multimédia). Enfin, on implante l’exposition. » Lors de ces différentes étapes, l’Espace des Sciences a fait appel à d’autres métiers : un graphiste, un manipeur (qui conçoit les manipulations), un scénographe et un agenceur.

Le time-lapse de l’installation de l’exposition :

« Nous avons essayé d’éco-concevoir l’exposition autant que possible. ». Par exemple, les animaux ont un squelette de ferraille recyclée et ont été réalisés en plâtre et sacs de chanvre. Cependant, les manipulations n’ont pas été réalisées en matériaux écologiques. A la fois par manque de budget et aussi parce que les matériaux n’étaient pas prêts à résister à une manipulation intensive.

Combien de temps avez-vous mis pour créer l’exposition ?

« De la conception à l’implantation, la mise en place de l’exposition a duré 3 ans. ». Cependant, il y a eu une interruption pendant cette période, le temps pour l’espace des Sciences de trouver des subventions. L’équipe devait par ailleurs gérer 2 autres expositions et la création d’une exposition temporaire.

L’exposition fait partie de l’Espace des Sciences, qu’est-ce que c’est ?

L’Espace des sciences, aux Champs Libres comprend 3 salles d’expositions dont l’une salle est dite exploratoire, une salle de conférences et le Planétarium. Il accueille (en fonction des expositions) environ 200 000 visiteurs par an, 120 000 si on ne compte que les 3 expositions.

L’Espace des Sciences est une association loi 1901 qui emploie, pour les expositions, 4 chargés d’exposition et 2 médiateurs-coordinateurs. L’équipe conçoit les expositions, organise des animations et des conférences, gère des ressources numériques et met en place des expositions itinérantes. Au quotidien, l’équipe des expositions s’occupe également de la communication, des expositions, du recrutement des animateurs, de la logistique et des échanges avec les Champs Libres.

Tous vivants, Tous différents_Plan

Justement, quels sont vos relations avec les Champs Libres ? Est-ce que faire partie de cette structure est un avantage pour vous ?

L’Espace des Sciences loue une partie des Champs Libres à la métropole. « Nous n’avons aucune contrainte d’exposition de leur part, mais parfois des contraintes d’horaires. ». Par exemple, l’Espace des sciences doit assurer des horaires d’ouverture le dimanche. L’espace doit aussi demander l’autorisation pour installer des pièces dans le hall commun ou pour de l’affichage (l’Espace des sciences fait sa propre communication).

«  Avant, l’Espace des Sciences était au Colombier, il touchait un public passant. Maintenant il touche un public intéressé culturellement. »

Comment vous le voyez, l’Espace des Sciences en 2030 ?

« En 2030, l’espace des sciences sera toujours dans les Champs Libres, mais j’espère qu’il se sera développé ailleurs, il y aura d’autres Espaces des Sciences dans d’autres villes de Bretagne. Les expositions seront encore plus numériques, les sujets vont varier. Mais il faudra garder le sensoriel et la démarche des manipulations. Aujourd’hui, on a des enfants qui viennent en nous parlant d’une exposition de l’année dernière, où on avait des fourmis vivantes. Peut-être qu’on verra des adultes qui viennent avec leurs enfants et nous parleront des expositions actuelles. »

Pour découvrir l’exposition « Tous vivants, tous différents », toutes les infos ici !

Et leur page facebook 🙂

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s